# Once upon a Time #

# Once upon a Time #

" Laminés par les guerres interminables qu'ils se livraient et par la "Fossilisation", maladie qui pétrifiait leur corps, les Humains prirent la mer à la recherche d'une nouvelle Terre, malgré les difficultés imposées par une vie normale. La famine, la Maladie et les naufrages firent leur lot de victimes, mais les survivants atteignirent pleins d'espoir une terre située à l'autre bout de la mer. A la misère de la traversée succédèrent les richesses de cette nouvelle contrée. Les survivants avaient fait le choix de rompre avec leur histoire et entamèrent ce qu'ils appelèrent la " Nouvelle Ere ".

Le nom du continent où les hommes posèrent pied était "Efferia", il était déjà peuplé d'êtres ressemblant aux humains : les Yasons. Les deux races coexistèrent d'abord pacifiquement, mais les premiers heurts ne tardèrent pas à survenir. La population des humains récemment établis à Efferia grandit rapidement, et avec elle, la taille du territoire qu'ils occupaient. Les Humains étaient en quête peremanente d'espace vital. Ce comportement n'était pas compréhensibles pour les Yasons, qui ,surveillaient cette expansion d'un oeil hostile. De multiples querelles et divisions éclatèrent entre humains et Efferiens sur tout le continent. Une haine mutuelle grandit entre les deux peuples et de multiples incidents entraînèrent rapidement la guerre. L'histoire des humains et des Yasons ne fut alors marquée par l'hostilité, la Haine et les bains de sang ."

Depuis le scellement de l'arbre de la "Lumière du Salut" par les Huits Héros, les Yasons n'ont plus accès au Chi et nombre d'entre eux ont été touchés par le "Rhuma", maladie qui transforme leur corps en une substance semblable à de l'écorce. Mais ils ne sont pas tous tombés malades : certains d'entre eux ont acquis de nouveaux pouvoirs. Ils se font appelés les "Blastormes". Avec leur apparition, la guerre qui oppose les Humains aux Yasons pourrait connaître un nouveau tournant. "


Il était une fois un jeune homme, Eathos, âgé de 17 ans. Il vivait dans un petit village, connu de très peu de personnes. Mais c'était son village. Il y avait grandi et toute sa Vie s'était déroulée là-bas. Et il ne pensait pas quitter son village avant longtemps. Il vivait dans la maison familiale avec son père et sa mère. Il était le fils unique de la famille, son père travaillait à la forge, sa mère aux champs, et lui, assistait l'un ou l'autre, selon son humeur, et le travail qu'il fallait accomplir. Sa vie lui paraissait bien monotone, banale. Il rêvait souvent, mais la réalité reprenait toujours le dessus. Il aurait tant aimé une vie plus interessante, plus vivante, plus intrépide. Il rêvait d'aventures, comme tous les jeunes garçons de son âge. Quelques fois, il relisait les aventures de ses grands Héros, qu'il adorait. Il s'était promis qu'un jour, il ferait comme ces personnages héroïques, il sauverait le monde, il se sentirait utile. Parce que pour le moment, c'était tout le contraire. Mais actuellement, ses parents avaient besoin de lui, et c'est tout ce qui importait. Pour le moment. Il devait mettre ses désirs, ses fantasmes, de côté. Parce que tout cela ne restait que des fantasmes, irréalisables...
Le royaume était calme. Néanmoins, le roi Roland V avait quelques soucis. En effet, une faction rebelle s'était créée, et se faisait appeler " Les Larmes de Sang ", dirigée par un certain Golgoth. La faction ne voulait pas de Roland V qui était un roi bon et juste. Elle voulait que se soit Golgoth qui puisse régner, et imposer sa volonté, imposer un royaume chaotique, plongé dans le sang et la haine. La faction agissait en détruisant tout sur son passage. Cette nuit-là, ce fut le village d'Elantra. Le village d'Eathos. Ce fut un véritable carnage. On n'avait rien prévu, Elantra était un petit village paisible, assez éloigné du château d'Ypsen, là où était le thrône de Roland V. Les barbares détruisaient tout sur leur passage, et les hommes du villages s'armèrent de ce qu'ils trouvaient : hâche, marteau, fourche, et allèrent au combat. Bien entendu, ils ne faisaient pas le poids face aux guerriers habilement entraînés. Cette nuit-là, Eathos ne participa pas au combat. Son père le lui avait interdit, avant qu'il parte lui-même au combat. Eathos et sa mère allèrent se cacher à la cave, en attendant que cela se passe. Mais il ne supportait pas cela, il était là, en sécurité, alors que dehors, des gens mouraient. Il devait agir. Et rapidement. Il embrassa sa mère avant de sortir, qui était en pleurs. Elle ne voulait pas perdre les deux hommes de sa Vie. Eathos trouva une petite dague, et sortit dehors. Une odeur de bois brûlé se faisait sentir et envahissait l'atmosphère.

# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:58

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 09:13

# Préambule #

# Préambule #
Autour du jeune homme, des guerriers et de pauvres paysans se battaient. Il reçut un choc, il voyait des gens se faire massacrer sans pitié, des rires diaboliques, des corps qui gisaient ici et là, du sang un peu partout. Il eut des nausées, il ne se contrôlait pas. Il semblait être en rage. Il avançait tout doucement, en se faufilant, en se cachant derrière les maisons. Le chemin qu'il empruntait sembler désert. Le champ de bataille se déroulait plus loin. Il avançait lentement, tout en étant sur ces gardes. Il n'avait pas vraiment reçu d'éducation militaire, mais il savait brandir sa dague, et connaissait les bases de la parade. Il savait qu'il n'irait pas loin dans la bataille, qu'il n'avait aucune chance, mais il se sentit le besoin d'agir. Il avait besoin de cette action, d'une palpitation dans sa petite existence. Peut-être allait-il mourir. Peut-être était-ce sa destinée ? Mourir au combat. Mourir en Héros.
Il avançait lentement, chancelant, guidé par la peur. Il se rapprochait petit à petit du champ de bataille, et voyait défiler à ses pieds les différents cadavres, des visages qui lui étaient familiers, des visages qu'il ne reverra plus. Son coeur se serra, il ressentait une si forte colère. Pourquoi eux ? Pourquoi Elantra ? Des larmes montèrent à ses yeux, et coulèrent le long de ses joues. Au loin, il entendait le choc des épées, des cris de douleurs, de gens à l'agonie. Il tomba à genoux. Il n'avait pas la force de supporter cela. Ce n'était pas ce qu'il voulait, il n'imaginait pas une vie aussi sanglante et cruelle.
Il s'effondra par terre, à genoux. Personne n'avait encore repéré Eathos et cela était un miracle. Sa tête lui tournait, et l'odeur du sang lui donner envie de vomir. Mais ses esprits revinrent. Il le fallait s'il ne voulait pas mourir inutilement. Les barbares continuaient à massacrer les pauvres habitants, alors que eux ne subissaient presque qu'aucune pertes. C'est alors que subitement, pensant avoir causés assez de dégâts, les Larmes de Sang se rassemblèrent et quittèrent le village. Mais avant de partir, ce qui devait être le chef - pensa Eathos, voyant comment il était vêtu - planta une affiche dans le mur d'une maison à l'aide d'un poignard ensanglanté. Eathos s'était caché, n'avait pas agi, et regardait les barbares s'éloigner au loin ...

# Posté le vendredi 21 mars 2008 13:45

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 09:14

# Chapitre 1 : Médite sur le sens de ta Vie. #

# Chapitre 1 : Médite sur le sens de ta Vie. #
Eathos était toujours sous le choc de tout cela. Son village natal venait d'être détruit sous ses yeux, et lui, il n'avait absolument rien fait, il n'avait absolument pas bougé. Il vit un corps étendu au loin, et cria soudainement "Papa !". Il courut comme jamais il ne l'avait fait. Il arriva près du corps, allongé par terre qui bougeait à peine. De nombreuses larmes se mirent alors à couler sur ses joues. Il caressait les cheveux de son père, inconscient. Celui-ci était toujours en vie, mais était grievement blessé. Son corps entier était recouvert de blessures, plus horribles les unes que les autres. Eathos savait qu'il ne pouvait absolument rien faire. Il était là, près d'un homme mourrant, au milieu d'autres cadavres. C'est là qu'il s'aperçut qu'il n'y avait pas d'autres survivants. Une vingtaine d'Hommes gisaient ici et là. Le jeune homme en pleurs, resta ici, aux côtés de son cher père. Il ne voulait le quitter sous aucun prétextes. Il voulait être à ses côtés jusqu'à son dernier souffle. Il était concentré sur sa mission, il s'était allongé sur son père, et était désormais recouvert de sang également. Il avait fait abstraction du reste...

Une étrangère vint soudain précipitemment se mettre entre l'individu et Eathos qui était sur son père. Elle étendait ses bras, et un choc magique se produisit. Elle tomba à la renverse. L'adversaire tomba également, et resta inerte. Eathos se retourna et dégaina son arme : il vit un guerrier des Larmes du Sang. Il était un des guerriers ennemis qui avait été blessé pendant l'affrontement, et qui avait été abandonné par ses compatriotes. Celui-ci s'était relevé pendant qu'Eathos était penché sur son père, et avait comme intention de le tuer. Mais cette jeune femme était venue à sa rescousse, une femme qui avait déboulé, comme ça juste à ce moment, pour le sauver, en utilisant une méthode très mystique. Sa magie l'avait sauvé. Il rangea son arme et alla voir la jeune femme, qui reprenait conscience petit à petit.
- Hé... Tout va bien ?
Il lui donna sa main afin de l'aider à se relever. Elle accepta son aide.
- Je te remercie. Hum, ma tête...Que s'est-il passé ?
- Tu m'as sauvé la Vie. Je te remercie énormément. Comment as-tu fait avec ta Magie ? Demanda Eathos, intrigué.
- Je ne sais pas. D'ailleurs, je ne sais plus grand chose. J'errai, et je me suis retrouvé ici, par hasard. Il semblerait que j'ai perdu la mémoire. C'est pour cela que j'errai, et que j'avançais sans trop savoir où j'allais.
Elle dit ça d'une façon qui montrait sa réelle inquiètude.
- Oh.. Je suis vraiment navré pour toi...
Elle regarda autour d'elle :
- Mais que s'est - il passé par ici ?! C'est horrible !!
- Les Larmes de Sang nous ont attaqué ...
- Qui ça ? Interrogea - t - elle, n'ayant aucun souvenir de ce nom.
- Les Larmes de Sang ! Ces êtres horribles qui font reigner la terreur dans de nombreuses contrées.
La jeune femme ne dit mots. L'inquiètyde se fit voir de plus en plus sur son doux visage.
- Je ne me souviens pas. Je ne me souviens plus... Tout ceci m'effraie..
Ses derniers mots furent presque inaudibles.
- Attends un petit peu s'il te plaît... J'ai une tâche à finir.
Il se retourna, et repris sa position initiale sur son père. La jeune femme fut hésitante, puis s'agenouilla aux côtés d'Eathos :
- C'est atroce ce qu'il s'est passé ici ... Je pourrais peut - être me rendre utile ..
- Comment ? Tout le monde est mort ici. Il ne reste que mon père... Il a survécut, mais pas pour longtemps...

La jeune demoiselle se rapprocha alors encore plus près d'Eathos et du corps étendu par terre. Elle posa ses mains sur la poitrine du père mourant. Eathos se demandait ce qu'elle faisait, mais il la laissa faire. Une intense lumière jaillit de ses mains. La lumière passa d'un blanc, à un jaune de couleur or, et du bleu océan se mêla au tout, qui se transférait des mains de la jeune fille au corps qui était par terre. Eathos ne comprenait pas du tout ce qu'il se passait. La lumière finit par s'éteindre enfin. Le corps reprenait peu à peu des couleurs, et la respiration du mourant revenait peu à peu à la normale. Puis il reprit enfin conscience. Eathos fut bouche bée : il ne comprenait vraiment pas la situation ; il se croyait en plein rêve. Il se tourna instinctivement vers la jeune femme :
- Mais..Comment as-tu pu ? dit-il, comprenant que son père était hors de danger.
- Je ne sais pas comment je fais. Mais je le fais. C'est une des rares choses dont je me souvienne.
- Tu es donc une prêtresse d'Amabat ? Seulement elles, ont ce pouvoir de Guérison.
- Je ne sais pas du tout. Tout ce que je sais, c'est que je possède ce don.
- Et ton nom ? Tu t'en souviens ?
- Reith
- Moi c'est Eathos. Je voudrais te remercier pour ce que tu as fait ! Tu as sauvé mon père ! Et je t'en suis reconnaissant.
- Oh, ce n'est pas grand chose ...

Puis Eathos retourna vers son père, qui ouvrait les yeux. Il l'aida à se relever, et se précipita dans ses bras. Et il le serra fort. Riketz, son père, reprenait conscience des évènements petit à petit, et serra également son fils en murmurant :
- J'ai échappé à la Mort. Je suis revenu de là-bas...
- Et tout cela tu le dois à Reith.
Riketz s'approcha de Reith :
- Je ne sais comment tu as fait, mais je te dois la Vie. Merci, vraiment, du fond du coeur.

# Posté le lundi 14 avril 2008 18:10

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 09:13

# Chapitre 2 : N'aie pas peur de l'inconnu. #

# Chapitre 2 : N'aie pas peur de l'inconnu. #

La Vie avait repris son cours peu à peu. Les corps avaient été enterrés dignement par la population, dans le cimetière du petit village. Les croix avaient atteint un nombre important, que l'on pouvait dénombrer assez facilement. En y regardant de plus près, on s'apercevait qu'il se comptait une dizaine de croix par rangée. Et lors des dernières cérémonies, on en ajouta trois. La population masculine avait fortement baissée, et l'incident avait été raconté au roi le plus rapidement possible. Celui-ci agit comme il se devait, bon et justement, comme dans sa nature. Il envoya des fonds, ainsi que de la main d'œuvre pour construire, reconstruire, pour que tout redevienne comme avant. Comme si rien n'était jamais arrivé. Mais cet évènement resta gravé dans les mémoires des habitants, restera gravé dans les mémoires des habitants. De nombreuses veuves, des orphelins, voilà la majeure population qu'il restait du beau village d'Elentra. Des hommes avaient réussi à échapper au massacre ; certains ne voulaient aller se battre et abandonner leurs familles, d'autres étaient absents ce jour-là, et d'autres encore étaient au travail dans la ville voisine. Mais l'odeur de sang était toujours là, et le deuil était visible sur les visages. Certains enfants pleuraient encore leur père qu'ils ne reverraient plus jamais, d'autres, des femmes, pleuraient également la perte d'un être cher : un frère, un mari, un fils. Pire catastrophe n'avait jamais eu lieue dans ce petit village.
Les reconstructions se faisaient lentement. Le bois brûlé était déblayé, on apportait les nouvelles poutres qui fixeraient les futures constructions. Les habitants aidaient du mieux qu'ils pouvaient. Ainsi, ils avaient une occupation, et mettaient leur chagrin de côté, le temps que leurs tâches soient accomplies. Un ouvrier trouva le parchemin laissé par les Larmes de Sang, son sang se glaça, et fit réunir la population en cercle. Il toussa, prit une voix forte, et commença à lire :

" Notre vengeance sera Meurtrière.
Vous regretterez de l'Avoir utilisée. "


A cette lecture, la colère se fit ressentir sur les visages de certains habitants. Certains hurlaient « Mort aux Yasons ! » ou « Longue vie aux Humains. Les Yasons ne valent rien ! » et autres expressions du même style. Leur profonde haine pour les Yasons se raviva : en effet les Larmes de Sang était un groupe de rebelles Yasons. Et les Humains ne voulaient qu'une chose et ils étaient prêts à tout pour cela : faire des Yasons un peuple soumis. La guerre qui perdure faisait énormément de contraintes, mais depuis la dernière attaque, il n'y avait plus aucun doute, il fallait continuer la guerre, et bien entendu la gagner, et se venger.
Après que le calme fut revenu, un homme interrogea :
- Mais de quoi parlent - ils ces Yasons ?
On lui répondit :
- C'est vrai ça. Qu'Est-ce qui a été utilisé ?
Et un nouveau chahut reprit. Tout le monde parlait en même temps et personne ne comprenait ce qui avait été écrit. Eathos faisait parti également de ceux -là. Il était accompagné de la jeune Reith, qui participait également activement à la reconstruction de la Ville. Ne sachant où aller, ce qu'elle devait faire, elle resta aux côtés d'Eathos, en attendant qu'elle retrouve la mémoire, pour qu'elle puisse retourner d'où elle vient. Elle savait encore moins ce qui se passait, elle « redécouvrait » le monde et son histoire petit à petit. Le jeune homme discuta brièvement avec le reste de la population et ne put en tirer aucune information. Beaucoup de choses bouillonnaient dans sa tête, pleins de questions, un désir d'aider Reith, et une rage qui le consumait, il avait une telle haine envers les Yasons qu'il n'aurait eu aucune hésitation à les exterminer un à un, jusqu'au dernier. Se refusant à ne rien faire, il décida qu'il devrait aller à la bibliothèque de Sarosa, qui devait être à une petite heure de marche en suivant la sortie Nord d'Elentra.
- Reith ?
Arrêtant d'écouter ce que les gens disaient, elle porta son attention sur Eathos.
- Oui Eathos ?
- Demain j'irai faire un tour à la Bibliothèque de Sarosa. J'aimerai avoir de plus amples informations sur ce que voulaient dire les Yasons. La bibliothèque de Sarosa regroupe un nombre très intéressant de recueils, et d'informations. Je pense que ça peut être une bonne source d'informations. Je voulais savoir si tu voudrais bien m'accompagner ?
- Hum, et bien pourquoi pas. Je serais ravie de t'accompagner. Peut-être trouverai-je aussi des informations intéressantes sur mon passé, peut-être que des bribes de souvenirs me reviendront...Reith espérait vraiment retrouver la mémoire. Elle voulait retrouver une identité, un passé, une Histoire. Des personnes devaient surement la rechercher. Elle devait avoir un chez elle, une famille. De plus, ses étranges pouvoirs l'intriguaient. Le groupe de personnes se dissipa et chacun reprit ses activités de reconstruction du village.






# Posté le mercredi 30 avril 2008 15:23

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 09:27

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Eathos passa sa journée à s'entraîner à l'escrime. Il voulait détenir la vérité sur le massacre de son village, il voulait aider Reith comme elle l'avait aidé. Et il savait que sans une maîtrise d'escrime valable, il ne parviendrait à rien. Il passa donc cette journée à perfectionner ses techniques avec l'aide de son père. Le temps passa très vite. Alors qu'Eathos s'entraînait, Reith, elle, le regardait se battre. Elle regardait le choc des épées, et était plongée dans ses pensées. Ce son lui rappelait quelque chose. Elle se concentra, mais tout était lointain dans sa tête. Elle voulait vraiment savoir qui elle était. Elle avait ce sentiment de ne rien représenter pour l'humanité, et l'idée lui était très déplaisante. Elle prit conscience que le chemin serait peut-être long, et ne serait pas sans obstacles. Elle alla donc s'isoler et s'entraîna également. Armée de son bâton, elle pourfendait l'air. Ce bâton était son seul héritage, voilà donc tout ce qu'elle possédait. Ce bâton ainsi que de mystérieux dons. Elle avait le pouvoir de guérison, ainsi que d'autres sans doute qu'elle ne contrôlait pas. Elle savait notamment qu'elle avait hérité du pouvoir de Glace. Elle s'en était déjà servi contre des ennemis et elle décida de continuer sa maîtrise qui était alors encore imparfaite. Il s'agissait donc d'une journée d'entraînement et de préparatifs en vue d'une aventure qui était sur le point de débuter.
Le jour devint soir, et Eathos et Reith se retrouvèrent. Elle était assise au bord de la forêt, et il la rejoignit. Ils restèrent d'abord silencieux, puis elle entreprit la conversation :
- Je ne sais pas pourquoi je me suis retrouvée ici. Je marchais et je suis arrivée dans ton village. Et j'ai fait ta connaissance. Tu vas peut-être trouver cela ridicule, mais j'ai le sentiment que l'on devait se rencontrer. Mais je ne sais pas pourquoi, ni dans quel but.
- Tu as peut-être raison après tout, avoua Eathos. Il ne s'était jamais posé de questions à propos d'un éventuel Destin, d'une destinée. Après les récents évènements, il s'avoua que cela le perturbait.
Demain est le jour de notre départ. J'ai pu apercevoir que tu t'entraînais aussi. J'espère que nous ne rencontrerons pas beaucoup d'ennemis sur notre route.
- Il faut être paré à toutes éventualités. Un peu de maîtrise n'est pas de trop. Je commence enfin à contrôler mes pouvoirs. Et ils m'effraient à vrai dire.
- Ne soit pas effrayée. Comme je te l'ai dit, tu dois être une prêtresse d'Amabat. Il faudra nous y rendre lors de notre retour de Sarosa. Mais le chemin risquera d'être un peu long. Mais je t'y accompagnerai. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour t'aider.
- Merci vraiment. Cela me rassure de ne pas être seule.
Ils se mirent à regarder le soleil couchant et les étoiles qui apparaissaient dans le ciel. Eathos ne put s'empêcher de chuchoter :
« C'est tellement beau. Dommage que cela ne soit pas comme ce monde où la guerre règne ». Il serra le poing.
- Rentrons maintenant. Nous devons nous reposer.



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# Posté le jeudi 25 septembre 2008 10:12